Fonctionnement avant 2024
Cette page décrit l’organisation de APALA quand l’association portait des projets low-tech, avant les statuts du 25 janvier 2024. Elle est gardée pour l’histoire. L’organisation actuelle est décrite dans Gouvernance et fonctionnement.
Structure
APALA est une association écologiste scientifique qui apporte des réponses concrètes aux problématiques de soutenabilité de nos modes de vie. Elle est structurée en différents collèges. La raison d’être et les valeurs sont inscrites dans les statuts de l’association. La participation à la vie de l’association est régie par son règlement intérieur.
La structure de l’association permet :
- à une équipe opérationnelle composée de salariés (l’ EO) d’avoir une activité commerciale reliée aux besoins émergents du territoire ;
- aux Petits Acteurs émergents d’intégrer le réseau Low-Tech à Nantes (voir Petits Acteurs) ;
- d’ancrer ces projets dans le territoire, grâce au soutien de bénévoles et de donateurs et à des relations de confiance avec les partenaires.
Les différents pôles sont représentés par des élus dans deux instances :
- l’Assemblée générale de l’association, qui se réunit une fois par an pour présenter les résultats et proposer des axes d’orientation ;
- le Cercle de pilotage (CP), qui se réunit plusieurs fois par an pour discuter et prendre les décisions stratégiques sur l’orientation et la vie de l’association.
Parties prenantes : équipe opérationnelle (coordinateur de l’association, équipe Support, équipe Poêle de masse), Petits Acteurs, partenaires, soutiens, usagers et Cercle de pilotage.
Équipe opérationnelle (EO)
Le collège des salariés, ou EO, est composé des personnes qui portent les projets de la structure. Il est organisé en équipes autonomes, dont l’équipe Poêle de masse et l’équipe Support. Les équipes orientées technologie (par exemple le Poêle de masse) se distinguent de l’équipe Support, chargée de faciliter le développement de l’association. Celle-ci n’a pas à justifier d’une activité marchande : son modèle économique repose sur les dons, les cotisations des bénévoles et particuliers, les subventions touchées par l’association et les cotisations des Petits Acteurs.
Organisation de l’EO
- Chaque équipe possède un référent, élu par les membres de l’équipe pour un mandat.
- Les référents se réunissent régulièrement pour discuter de la vie et de l’orientation de l’EO.
- Un coordinateur de l’association est élu pour un mandat de 2 ans parmi les référents d’équipe.
- L’embauche d’une nouvelle personne est formulée par le référent concerné, puis validée par les autres référents et par le CP.
Petits Acteurs pouvant devenir salariés
- Les projets validés par le Cercle de pilotage et par l’EO.
- Les projets justifiant d’une solvabilité économique : le chiffre d’affaires de l’activité doit permettre d’amortir les charges fixes et variables (dont les salaires) pendant 3 mois consécutifs.
- Les projets dont les personnes s’engagent moralement à tenir leurs engagements et à respecter les règles d’organisation de l’EO.
Ces conditions peuvent être revues. Elles visent à limiter les prises de risques dans l’association.
Participation au CP
- Deux personnes de l’EO font partie du Cercle de pilotage : le coordinateur, présent d’office, et une seconde personne élue parmi les autres membres.
- La création d’une nouvelle équipe peut être proposée par l’EO mais doit être validée par le CP.
Bénévolat au sein des équipes de l’EO
Les équipes peuvent faire appel à des bénévoles pour répondre à leurs besoins. L’investissement de bénévoles doit toutefois être transparent sur l’impossibilité de pérenniser le poste en emploi salarié. Le référent s’assure que le bénévole ne s’investit pas de manière intéressée, afin d’éviter toute attente non justifiée. Il est souhaitable que les compétences et rôles clés de l’association soient tenus par des salariés, pour limiter les risques.
Création d’un emploi par le bénévolat
Il est possible d’employer une nouvelle personne après une phase de bénévolat, pour développer une activité économique ou réunir les moyens de l’embauche, sous conditions :
- avoir un modèle économique qui énonce les moyens de financement de l’embauche ;
- définir la durée d’investissement du bénévole ;
- lister les conditions nécessaires à l’embauche et anticiper un abandon de la création de poste le cas échéant ;
- soumettre la demande auprès des référents de l’EO et du CP, comme pour une embauche classique.
Le coordinateur de l’EO et le CP se positionnent si la création du poste n’est pas souhaitable ou réalisable.
Règles d’organisation
- Pour un salarié, une fiche de poste précise les tâches attribuées et délimite l’engagement. La personne est salariée à la hauteur de son engagement.
- Le référent d’une équipe projet tient la comptabilité du projet.
- Le référent organise les réunions de son équipe, auxquelles chaque membre participe.
- Les référents assistent aux réunions de coordination de l’EO.
- Chacun respecte les décisions prises au sein de l’EO et le règlement intérieur de l’association.
Petits Acteurs
Le pôle Petits Acteurs était un projet d’incubation et de développement de projets low-tech à Nantes, porté par APALA. Il soutient le développement et l’ancrage de projets low-tech dans le bassin nantais et en Loire-Atlantique. APALA aide les bénévoles qui souhaitent lancer un projet à constituer un réseau, une activité économique pérenne et un soutien logistique et matériel. Une fois développés, ces projets peuvent intégrer l’équipe opérationnelle, rejoindre une autre structure ou créer la leur.
Pourquoi ?
L’association crée un maillage dense d’acteurs et favorise leurs interactions. Cela donne du poids et montre l’existence d’alternatives qui se coordonnent sur le territoire. Pour les Petits Acteurs, participer au pôle permet de :
- valoriser le projet par la communication de l’association ;
- faire le lien avec les institutions pour faciliter aides et subventions ;
- bénéficier d’outils numériques gratuitement ou à prix attractif ;
- mutualiser outils de bricolage, logiciels, moyens numériques et espaces de travail ;
- monter des groupements d’achats pour un approvisionnement en circuits courts ;
- participer à une documentation libre valorisable ;
- utiliser, sous conditions, la structure juridique et financière de l’association ;
- participer à un projet citoyen d’émergence des low-tech ;
- bénéficier de l’aide de la communauté de bénévoles ;
- bénéficier, sous conditions, de budgets de l’association pour le développement de projets low-tech.
Des budgets peuvent être mis à disposition sur décision de l’équipe de coordination des Petits Acteurs. Si un Petit Acteur réalise une activité marchande, l’argent encaissé par l’association est réinvesti en priorité dans le développement de cette activité. La communication des Petits Acteurs est valorisée sur le site d’APALA et peut faire l’objet d’une communication séparée.
Qui ?
Six projets étaient identifiés comme Petits Acteurs sur l’ancien wiki : Velow, Briques de terre crue, Enerlog, Alimentation soutenable, Dôme géodésique et Poêle de masse.
Cotisation
- 10 % du chiffre d’affaires de 0 à 10 k€ ;
- 5 % au-delà de 10 k€.
Processus d’intégration des Petits Acteurs
- Prise de contact. Le porteur de projet contacte un membre de l’EO. La demande est dirigée vers la personne qui coordonne les Petits Acteurs, qui présente le fonctionnement, les outils et le processus d’intégration.
- Prise de connaissance d’APALA. Le porteur lit la structure de l’association, sa raison d’être et ses valeurs.
- Demande d’intégration. Le porteur rédige une demande qui précise : le nom du projet ; les membres et le référent auprès d’APALA ; les objectifs et motivations ; les moyens mis en œuvre ; les intérêts à intégrer le réseau ; les formes de participation envisagées. Il signe le règlement intérieur de l’association et celui des Petits Acteurs.
- Intégration par le Cercle de pilotage. Une proposition est transmise au CP, qui décide d’intégrer ou non le projet. En cas d’intégration, une cotisation annuelle est demandée, selon une participation au choix : petit budget (50 €), standard (120 €) ou soutien (250 €).
- Mise en place du projet.
- Gestion autonome : le projet repose sur ses membres. L’association peut aider pour la R&D, le prototypage et les projets pilotes.
- Soutien de l’association : un rendez-vous mensuel avec le coordinateur des Petits Acteurs fait le point sur les besoins du projet et les moyens de l’aider.
- Participation à la communauté : le porteur participe, dans la mesure du possible, aux événements de l’EO pour présenter son projet et mutualiser des outils communs.
- Renouvellement ou sortie. À la fin de l’engagement, le projet peut demander à prolonger sa participation ou y mettre fin. Un renouvellement est traité à nouveau par le CP et la cotisation est renouvelée.
Raison d’être et valeurs
APALA est une association écologiste à but non lucratif. Par une approche scientifique et une démarche low-tech, elle apporte des solutions techniques et open source aux problématiques de soutenabilité de nos modes de vie. Elle vise à répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
L’action se concentre autour de trois axes :
- la recherche et développement, pour évoluer constamment ;
- la sensibilisation et la formation, pour faire connaître et transmettre ;
- la diffusion et la commercialisation, pour rendre accessible.
Valeurs
- Entraide entre les projets portés.
- Utile pour répondre à des besoins formulés.
- Accessible par diffusion libre, formation didactique et prix accessible.
- Durable, dans une démarche qui vise à diminuer l’impact environnemental.
- Ouverte vers l’extérieur pour évoluer constamment.
- Tend vers la revalorisation, le recyclage et la récupération.
- Travaille la viabilité pour éviter les faux espoirs.
- Conviviale et participative par nature.
- Intrinsèquement non violente pour éviter toute domination.
- Modestie, humilité et bienveillance avant tout.
Voir aussi la présentation, la section éthique et la posture attendue.
Principes et horizons
Principe de précaution. L’action d’APALA ne doit pas participer au problème mais en résoudre une partie à son niveau. Cette retenue s’inscrit dans une démarche préventive qui répond à des impératifs autres qu’économiques (la considération extra-communautaire par exemple).
Principe de réalité. APALA vit avec son temps et avec les moyens qui lui sont mobilisables. Elle ne cherche pas à réinventer la roue ni à s’approprier des trouvailles. Une solution « hors-sol » ne peut pas constituer une réponse concrète satisfaisante.
Éviter les dogmes. APALA cherche à évoluer, à se questionner et à apprendre de son entourage. Elle évite toute posture de principe, idéologique ou non. Contrairement à un certain nihilisme, elle ne pense pas que tout se vaut.
Universalisme. S’adresser à tout le monde, c’est prendre en compte les différences sociales de chacun. Le changement n’adviendra pas pour tous en même temps, mais il faut réfléchir en amont à son extension, dans l’esprit de l’impératif catégorique de Kant : « Agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu peux aussi vouloir que cette maxime devienne une loi universelle ».
Libre de droit. Le partage de l’information est plus bénéfique que sa rétention. La valeur ajoutée d’APALA ne vient pas d’un brevet, mais de l’aboutissement d’un travail qui rend accessible une réponse concrète.
Revalorisation. Autant que possible, APALA utilise des matières et produits de seconde main. Détourner favorablement un produit conçu à l’origine pour une action préjudiciable fait émerger des issues constructives. Exemple : les connecteurs du dôme pépinière, issus de tapis de convoyeurs destinés à protéger les filets de pêche de l’usure sur les fonds marins.
Basse technologie. À l’inverse de la high-tech, la low-tech rend la technologie accessible à l’utilisateur. En maximisant la modularité, la réparabilité et les économies de ressources, elle se veut résiliente. En privilégiant l’universalité à l’exclusivité, elle rend possible la coopération locale et favorise l’accomplissement personnel.
Partage des ressources. Dans un monde aux ressources limitées, il faut partager équitablement les denrées essentielles et les territoires. Des indicateurs de soutenabilité éclairent la nature profonde de chaque action et révèlent son impact, afin de réviser les techniques d’usage.